Noël peut-il faire l’objet d’une réflexion philosophique ?

Le Père Noël existe-t-il ?

Réponse évidente à une question absurde? Pas si sûr…
comme le montre l’écrivain et scénariste américain Eric Kaplan,
producteur de la série The Big Bang Theory
et diplômé de Harvard en philosophie.

Pourquoi
croire au
Père Noël?

Pour réconcilier les morts et les vivants, selon l’anthropologue
Claude Lévi-Strauss.


Qu’offre-t-on
quand on fait
un cadeau?

Une obligation de recevoir et de rendre, qui peut aboutir à la guerre… Avant d’en venir aux mains sous le sapin, parcourez
l’Essai sur le don de Marcel Mauss.


Réveillonner
en famille?

Les dîners de famille peuvent être savoureux, quand ils ouvrent sur des disputes… philosophiques.
Pour preuve, ce réveillon chez Platon !


Pourquoi
faire la fête?

En suspendant les conventions dans l’effervescence, la fête régénère le groupe avant la reprise du quotidien. Le point avec Roger-Pol Droit et Roger Caillois.


Que cherche-t-on
dans l’ivresse?

Une sortie de soi vers une compréhension du monde plus vaste, selon le britannique Roger Scruton.


Dieu
a-t-il encore
sa place à table?

Il peut être encore pratique.
Gardez une petite place pour lui… et William James.


Récupérons nos petits frères

Annonce par la Préfecture de Guadeloupe et Conférence de presse depuis le lycée de Pointe-Noire lançant la campagne 2014/2015 « Déposez les armes » et présentation du clip musical « Récupérons nos petits frères », réalisé par Livio Bogdan, étudiant en seconde année du BTS audiovisuel du lycée.

« Faisons taire ces larmes qui font verser des larmes », quand la création se met au service d’une cause, quand la jeunesse devient le support et le vecteur d’un appel à la responsabilité citoyenne de tous…

H

Guadeloupe. Déposez les armes, toutes les armes

Samedi 20 décembre 2014. Du 20 décembre 2014 au 11 février 2015, une nouvelle campagne « Déposez les armes » est organisée en Guadeloupe. L’objectif de cette opération est de limiter la circulation des armes dans l’archipel en incitant la population à venir déposer volontairement leurs armes en gendarmerie ou au commissariat sans crainte de s’exposer à des poursuites, durant tout le temps de la campagne.

Nombreux sont ceux en effet qui ne souhaitent plus prendre le risque de conserver à leur domicile des armes à feu qui ne leur sont d’aucune utilité et qu’ils détiennent parfois illégalement.

Durant les campagnes de 2013, les dépôts volontaires ont permis de collecter 232 armes à feu et plus de 2500 munitions. Tout un arsenal en moins susceptible d’être récupéré lors de cambriolages et utilisés pour commettre des faits de délinquance.

Il demeure encore cependant en Guadeloupe des actes de violence avec des armes blanches ou des armes à feu. Les vols où des armes sont impliquées sont encore nombreux et il convient de poursuivre les efforts et la mobilisation citoyenne des campagnes de 2013.

Déposez les armes, toutes les armes !

Cette nouvelle campagne 2014-2015 s’inscrit dans la continuité des précédentes mais vise un public plus jeune et insiste sur les dangers à détenir une arme blanche. Si en 2013, beaucoup d’adultes se sont présentés spontanément aux forces de l’ordre pour déposer leurs armes de poing et leurs fusils, peu ont ramené coutelas, couteaux et autres cutters qui peuvent être tout aussi dangereux et en particulier chez les jeunes.

Dans cet esprit, la société de production Songuart a travaillé de concert avec un collectif de jeunes artistes, regroupés sous le label Building Empire production, qui a écrit, composé et interprété un clip musical sur la thématique des « lames qui font couler tant de larmes ».

Ce clip, intitulé « Récupérons nos petits frères » sera le fer de lance de cette nouvelle campagne et devrait permettre de mieux investir les réseaux sociaux. Il a été réalisé par Livio Bogdan, étudiant de la section audiovisuelle du Lycée polyvalent de Point-Noire.

Source

Fare Laurent

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APB 2014. Procédure complémentaire

apb procédure complémentaire

Guide procédure complémentaire 2014

Si cous n’avez pas trouvé de place dans la filière que vous visiez, il ne faut pas pour autant vous décourager. En effet il existe une procédure dite complémentaire d’Admission Post-Bac. Cette procédure a pour but de mettre en relation les établissements qui ont encore des places vacantes et les candidats n’ayant pas de proposition d’admission.

À partir du samedi 5 juillet à 14 heures, vous pouvez vous inscrire en procédure complémentaire : 

  • si vous n’étiez pas inscrit ou si vous n’aviez pas formulé de vœux avant le 20 mars sur Admission-postbac ;
  • si vous n’avez eu aucune proposition en procédure normale ;
  • si vous êtes en attente d’une réponse sur une ou plusieurs candidatures et attendez la 3e phase d’admission en procédure normale ;
  • si vous n’êtes pas satisfait des propositions : par exemple, si vous n’avez eu qu’une licence alors que vos premiers vœux étaient des formations sélectives, vous pouvez de nouveau postuler en procédure complémentaire à une formation sélective ;
  • si vous êtes classé en « démission automatique », faute d’avoir répondu à une proposition dans les délais impartis.

En juillet-août : tous les établissements auprès desquels vous postulez vous répondent (contrairement à la procédure normale, au cours de laquelle vous ne recevez, au mieux, qu’une seule proposition par phase). Après avoir répondu un “oui définitif” à une proposition, vous devez rapidement vous inscrire dans l’établissement. Pour certains d’entre eux, vous n’aurez que sept jours pour le faire !

Lire le Guide (format pdf) de procédure complémentaire 2014

L’affaire Heidegger relancée

image : L'affaire Heidegger relancéeLe feuilleton Heidegger n’est pas près de s’achever. La récente parution en Allemagne des Cahiers noirs (Schwarze Hefte),  le nouveau volume des considérables oeuvres inédites du grand philosophe allemand chez Klostermann, le relance. Essentiellement sur deux points des plus sensibles : son adhésion aux principes du nazisme et sa tentative de renouvellement de l’antisémitisme. Peter Trawny, professeur à l’université de Wuppertal, directeur de l’Institut Martin-Heidegger et éditeur de ces textes datant des années 1931-1946, en a lâché des fragments dans la presse, comme pour préparer l’opinion à un choc. Ils sont rien moins qu’accablants. Pour en juger, il faudra attendre la parution de la version française, chez Gallimard probablement, avec une controverse inévitable sur la traduction d’un double langage indirect et crypté : « guerre invisible », « profanation de la race », « juiverie mondiale », « règne de l’efficience », etc.
Reste que l’essentiel de l’interminable « affaire Heidegger » se réduit à trois questions qui n’en font qu’une : en quoi ces idées invalident-elles l’œuvre du philosophe dont la pensée domina le XXe siècle ? En quoi sa philosophie a-t-elle contribué à légitimer cette pensée sous le régime national-socialiste ? Bref, peut-on être un grand philosophe et un quasi nazi ?
Nombre d’Heideggeriens français, installés de longue date dans le déni, auront cette fois fort à faire pour tout expliquer et justifier par le contexte.

« Cahiers noirs » : vers une nouvelle affaire Heidegger

 NouvelObs 7 décembre 2013

http://bibliobs.nouvelobs.com/culture/20131206.OBS8603/cahiers-noirs-vers-une-nouvelle-affaire-heidegger.html

Les carnets inédits du philosophe apportent-ils la preuve de son antisémitisme? C’est en tout cas l’avis de Peter Trawny, le spécialiste qui prépare leur publication en Allemagne en mars prochain. Parvenu en France, son « mémo » met en émoi le petit cercle des heideggériens. Enquête

Martin HEIDEGGER (1889-1976), ici en 1959. 
Auteur d'«Etre et temps» (1927), devenu recteur de l'université de Fribourg en 1933, Heidegger déclare: "Le Führer lui-même et lui seul est la réalité allemande d'aujourd'hui et du futur, ainsi que sa loi." Il démissionne au bout d'un an, mais reste adhérent au parti nazi jusqu'en 1945. (©Akg-images)

L’homme par qui arrive la nouvelle affaire Heidegger s’appelle Peter Trawny. Professeur à l’université de Wuppertal, c’est outre-Rhin l’un des plus éminents spécialistes de l’auteur d’«Etre et temps». Il fait partie de la petite équipe qui, avec la confiance des héritiers, publie depuis trois décennies les inédits du philosophe, cours, «traités impubliés» et réflexions privées. Le mois denier, la maison d’édition Klostermann a sorti le volume 73…

Dans cet océan d’«impubliés», figurent des «Cahiers noirs» («Schwartzen Hefte»), écrits entre 1931 et 1946. Leur existence était connue, mais la publication des écrits posthumes d’Heidegger obéit à un programme très strict, fixé par le philosophe avant sa mort. C’est en mars prochain qu’ils seront donc accessibles au public. Et Peter Trawny a été chargé d’en établir le texte définitif, qui représente 1200 pages réparties en trois volumes.

Or, simultanément, le même Peter Trawny a rédigé un essai d’une soixantaine de pages, intitulé «Heidegger: ‘‘Les Cahiers noirs’’ et l’antisémitisme historial» («historial» étant une traduction possible du concept heideggérien «seinsgeschilchtlichen»). Selon Trawny, les idées exprimées par Heidegger dans ces «Cahiers noirs» sont clairement antisémites, même s’il ne s’agit pas du type d’antisémitisme promu par l’idéologie nazie.

« Lamentable »

Le texte de Trawny n’a pas encore été ni publié en Allemagne, ni traduit en France. Mais certains spécialistes français ont pu le consulter et ils ont été fortement ébranlés. C’est le cas d’Hadrien France-Lanord, qui se dit«profondément affligé» par ce qu’il a découvert et estime que le propos d’Heidegger dans les «Cahiers noirs» est «lamentable».

Hadrien France-Lanord appartient au groupe qui, sous la houlette du traducteur historique d’Heidegger François Fédier, assure la publication en français des cours inédits aux éditions Gallimard. Les deux hommes ont également codirigé un «Dictionnaire Heidegger» sorti à la rentrée aux éditions du Cerf. A l’article «Antisémitisme», France-Lanord y affirmait qu’il n’y a pas une seule ligne antisémite dans tous les écrits connus du philosophe. C’était avant d’avoir eu accès au document de Trawny.

Le hasard veut qu’Hadrien France-Lanord soit invité à l’émission«Répliques» diffusée demain samedi sur France-Culture pour parler de son dictionnaire. Le chercheur a prévu d’y révéler ce qu’il vient d’apprendre. Avec une grande honnêteté intellectuelle, il estime qu’en l’état actuel de ses connaissances, il n’est plus en mesure d’affirmer qu’Heidegger n’a jamais écrit une ligne antisémite. Il attend désormais d’avoir lu le texte complet des «Cahiers noirs» pour maintenir ou modifier son jugement.

Que contiennent donc ces «Cahiers noirs» pour ébranler ses soutiens les plus fidèles? Première certitude: ce n’est nullement un journal de bord, mais des fragments «théologico-politiques». Voici la synthèse que nous en a fait par e-mail France-Lanord sur la base du document de Trawny :

On y trouve des propos critiques à l’égard du judaïsme, du christianisme, du nihilisme, mais aussi de l’américanisme, de l’impérialisme anglais et du bolchevisme, ainsi que du nazisme – tous ces « ismes » étant par endroits pris dans la même critique de la Machenschaft (le règne de l’efficience totale). Ce qui n’est évidemment pas sans poser problème.

Le judaïsme y est évoqué une quinzaine de fois.

« Précision à destination des ânes »

Sollicité par «le Nouvel Observateur», François Fédier a bien voulu nous montrer un autre document de deux pages et demi, envoyé par Friedrich-Wilhem von Hermann, le responsable général des œuvres complètes d’Heidegger chez Klostermann. On y trouve rassemblés les passages «litigieux». Impossible pour un non-spécialiste qui ne lit pas l’allemand de former un jugement.

On peut seulement constater que, dans la première phrase, le «judaïsme»(«Judentum») y est associé à «l’absence de terre» et dans la seconde au«calcul» et au «trafic» – termes extrêmement négatifs sous la plume d’Heidegger, mais qui traversent toute son oeuvre et ne sont pas réservés au judaïsme. Un extrait que nous a traduit François Fédier pourrait plus particulièrement nourrir la polémique: le penseur allemand y souhaite que le judaïsme «s’exclue de lui-même»… Comprendre: s’exclure de lui-même du peuple allemand.

Pour François Fédier, de telles phrases, sorties de leur contexte théorique, peuvent en effet paraître odieuses. Mais, replacées dans la logique de pensée d’Heidegger, elles n’exprimeraient aucun antisémitisme. Au contraire, au détour d’un passage où il critique les prophètes juifs, le philosophe stipule:«Précision à destination des ânes: ces remarques n’ont rien à voir avec l' »antisémitisme ». Lequel est si insensé (töricht) et si abject (verwerflich).»

Dans son e-mail France-Lanord commente cette dernière phrase:

ma connaissance, hormis en un sens la lettre indignée de Heidegger à Hannah Arendt de l’hiver 1932-33 (p. 70-71), c’est la première fois qu’on trouve formulé en toute lettres un rejet aussi direct de l’antisémitisme. Plusieurs des propos touchant le judaïsme se présentent comme des réponses et des oppositions par rapport au discours antisémite raciste des nazis.»

Mais le chercheur ajoute entre parenthèse: «(ce qui n’empêche par ailleurs pas que le propos de Heidegger soit LAMENTABLE).» Il semble bien que, quelles soit les divergences interprétatives, les «Cahiers noirs» n’aient donc rien d’anodin.

Le paradoxe Heidegger

Bref rappel historique : en 1933, Heidegger avait pris sa carte au parti nazi et accepté, à la demande du régime hitlérien, de devenir le recteur de l’université de Fribourg, au moment même où s’y mettaient en place les lois anti-juives. Il en a démissionné en 1934. Dans quelle mesure existe-t-il un lien entre son engagement et sa philosophie?

Tout le mystère Heidegger tient dans le paradoxe suivant: sa pensée est habitée par un profond nationalisme allemand et pourtant, elle a été tenue en si haute estime par des philosophes de tous pays, de toutes origines et de toutes sensibilités politiques, qui y ont trouvé des outils pour analyser et critiquer la modernité, le règne de la rationalité ou le monde de la technique.

Depuis soixante-dix ans, débats et polémiques se sont succédé, avec un écho particulier en France, où l’influence d’Heidegger a été particulièrement forte. En 2005, l’essai du philosophe Emmanuel Faye, «Heidegger, l’introduction du nazisme en philosophie» avait suscité la colère du groupe rassemblé autour de François Fédier, qui avait publié en réaction«Heidegger à plus forte raison».

Le romancier Stéphane Zagdanski avait également lancé une pétition. Ami de France-Lanord et contributeur au «Dictionnaire Heidegger», Zagdanski nous a fait savoir qu’il publierait sur son blog samedi une longue analyse des «Cahiers noirs».

Quand aux éditions Klostermann, elles présenteront officiellement les«Cahiers noirs» lors d’une conférence de presse à Francfort le 13 mars prochain.

Eric Aeschimann

Le mariage pour tous

Réflexion en annexe d’un cours à propos du « mariage pour tous » et quelques éléments pour une tentative de problématisation

copyright IDE
Qu’est-ce que ce projet de loi donne à penser ?
Si l’intention au départ est d’ordre juridique, afin d’établir davantage d’égalité sur un plan strictement matériel, le projet de mariage pour tous devient un problème moral et de société. Cette idée bouscule l’idée de mariage au sens traditionnel considérant la nécessité et la complémentarité de l’homme et la femme dans le couple et l’éducation des enfants, schéma traditionnel qui se considère bien fondé car fondé sur le bon ordre naturel des choses de la reproduction sexuée. La problématique pourrait alors s’énoncer comme suit : D’une part, le mariage homosexuel est-il amoral ou immoral en ce qu’il ne semble pas conforme à la nature ? Et d’autre part, qu’est-ce qui est essentiel à l’éducation de l’enfant ? Le partage masculin et féminin conformément au schéma traditionnel ou l’amour ?
Ceci n’est évidemment qu’une amorce de réflexion qui a été menée en cours et ne prétend évidemment pas épuiser le sujet. Bien au contraire, toute la réflexion reste à mener et il est tout à fait possible ci-dessous d’offrir ensemble cette réflexion, en amenant chacun sa pensée et en la soumettant à l’épreuve du jugement d’autrui.

Karukéra-Gorée, Mémoire de demain »

VOYAGE D’UN GROUPE DE JEUNES GUADELOUPÉENS À GORÉE, AU SÉNÉGAL

Article publié sur le site du lycée, lundi 31 janvier 2011 par Madame Jeannine Combes, CDI du LPO de Pointe-Noire.

Le Ciné Club a eu jeudi 27 janvier 2011 de 13h30 à 16h30 à l’amphithéâtre, la projection du film documentaire  » Karukéro-Gorée, mémoire de demain », réalisé par le réalisateur Tony Coco-Viloin et co-écrit par notre collègue Jean-Michel Cusset en 2002.

A l’occasion du bicentenaire de l’abolition de l’esclavage, le réalisateur guadeloupéen et responsable du bureau Cinéma au conseil régional, nous a fait l’honneur de sa présence cet après-midi, avait suivi le parcours d’un groupe de jeunes guadeloupe à Gorée…

Deux autres invités ont été des nôtres pour enrichir cet échange.

La projection de ce film et le débat ont été l’occasion de lancer le premier Café Philosophie dénommé en créole : « Le Kako-kankan ». Le mèt-kankan a été notre professeur de philosophie, Hervé Moine.

Les thématiques sont diverses, mais on a pu insister sur  » les relations de la Guadeloupe avec l’ Afrique« , et plus largement débattu sur « La philosophie de la Francophonie« 

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