{"id":797,"date":"2014-02-06T01:30:13","date_gmt":"2014-02-06T00:30:13","guid":{"rendered":"http:\/\/laphilo.com\/blog\/?p=797"},"modified":"2014-02-06T03:20:01","modified_gmt":"2014-02-06T02:20:01","slug":"dans-quel-temps-errons-nous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/2014\/02\/06\/dans-quel-temps-errons-nous\/","title":{"rendered":"Dans quel temps errons-nous ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-799 alignleft\" alt=\"Pascal\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2014\/02\/Pascal.jpg\" width=\"219\" height=\"230\" \/>\u00ab\u00a0 Nous ne nous tenons jamais au temps pr\u00e9sent. Nous anticipons l\u2019avenir comme trop lent \u00e0 venir, comme pour h\u00e2ter son cours ; ou nous nous rappelons le pass\u00e9, pour l\u2019arr\u00eater comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas n\u00f4tres, et ne pensons point au seul temps qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons \u00e0 ceux qui ne sont plus rien, et \u00e9chappons sans r\u00e9flexion le seul qui subsiste. C\u2019est que le pr\u00e9sent d\u2019ordinaire nous blesse. Nous le cachons \u00e0 notre vue, parce qu\u2019il nous afflige ; et s\u2019il nous est agr\u00e9able, nous regrettons de le voir \u00e9chapper. Nous t\u00e2chons de le soutenir par l\u2019avenir, et pensons \u00e0 disposer des choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps o\u00f9 vous n\u2019avez aucune assurance d\u2019arriver.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Que chacun examine ses pens\u00e9es, il les trouvera toutes occup\u00e9es au pass\u00e9 et \u00e0 l\u2019avenir. Nous ne pensons presque point au pr\u00e9sent ; et, si nous y pensons, ce n\u2019est que pour en prendre la lumi\u00e8re pour disposer de l\u2019avenir. Le pr\u00e9sent n\u2019est jamais notre fin : le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous esp\u00e9rons de vivre ; et, nous disposant toujours \u00e0 \u00eatre heureux, il est in\u00e9vitable que nous ne le soyons jamais. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Blaise Pascal,\u00a0<i>Pens\u00e9e<\/i>, 172B.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0 Nous ne nous tenons jamais au temps pr\u00e9sent. Nous anticipons l\u2019avenir comme trop lent \u00e0 venir, comme pour h\u00e2ter son cours ; ou nous nous rappelons le pass\u00e9, pour l\u2019arr\u00eater comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas n\u00f4tres, et ne pensons point au seul temps qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons \u00e0 ceux qui ne sont plus rien, et \u00e9chappons sans r\u00e9flexion le seul qui subsiste. C\u2019est que le pr\u00e9sent d\u2019ordinaire nous blesse. Nous le cachons \u00e0 notre vue, parce qu\u2019il nous afflige ; et s\u2019il<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25,3],"tags":[161,54,88,153],"class_list":["post-797","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-texte","category-tl","tag-espoir","tag-existence","tag-pascal","tag-temps"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/797","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=797"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/797\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":800,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/797\/revisions\/800"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=797"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=797"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=797"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}