{"id":538,"date":"2013-09-26T15:49:01","date_gmt":"2013-09-26T14:49:01","guid":{"rendered":"http:\/\/laphilo.com\/blog\/?p=538"},"modified":"2013-10-03T15:15:53","modified_gmt":"2013-10-03T14:15:53","slug":"kant-posseder-le-je-dans-sa-propre-representation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/2013\/09\/26\/kant-posseder-le-je-dans-sa-propre-representation\/","title":{"rendered":"Kant. \u00ab\u00a0Poss\u00e9der le Je dans sa propre repr\u00e9sentation\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"font-size: 14px; line-height: 23.09375px;\">Le texte de Kant ci-dessous, lu en cours, montre une voie par laquelle l&rsquo;\u00eatre humain devient un sujet. Ici, le sujet d\u00e9finit sa fonction d&rsquo;une certaine mani\u00e8re en entretenant avec lui-m\u00eame un rapport. Kant affirme que le sujet peut se concevoir comme unique et identique \u00e0 lui-m\u00eame. En effet, d&rsquo;une part, nul ne peut \u00eatre lui \u00e0 sa place, et d&rsquo;autre part, il ne devient pas quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Pour bien comprendre l&rsquo;extrait de l&rsquo;Anthropologie du point de vue pragmatique, il faut prendre garde \u00e0 la confusion qui prendrait l&rsquo;acte de penser de la prise de conscience de soi avec les mots \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0moi\u00a0\u00bb pour se d\u00e9signer soi-m\u00eame.<\/span><\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_540\" aria-describedby=\"caption-attachment-540\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-540 \" title=\"Emmanuel Kant\" alt=\"Kant, le philosophe de Koenigsberg\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Kant1.jpg\" width=\"200\" height=\"252\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-540\" class=\"wp-caption-text\">Emmanuel Kant 1724 &#8211; 1804<\/figcaption><\/figure>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-align: justify; font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">\u00ab Poss\u00e9der le <\/span><em style=\"text-align: justify; font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">Je<\/em><span style=\"text-align: justify; font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\"> dans sa repr\u00e9sentation : ce pouvoir \u00e9l\u00e8ve l\u2019homme infiniment au-dessus de tous les autres \u00eatres vivants sur la terre. Par-l\u00e0, il est une personne ; et gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019unit\u00e9 de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et m\u00eame personne, c\u2019est-\u00e0-dire un \u00eatre enti\u00e8rement diff\u00e9rent, par le rang et la dignit\u00e9, de choses comme le sont les animaux sans raison, dont on peut disposer \u00e0 sa guise ; et ceci, m\u00eame lorsqu&rsquo;il ne peut pas dire Je, car il l\u2019a dans sa pens\u00e9e; ainsi toutes les langues, lorsqu&rsquo;elles parlent \u00e0 la premi\u00e8re personne, doivent penser ce Je, m\u00eame si elles ne l\u2019expriment pas par un mot particulier. Car cette facult\u00e9 (de penser) est l\u2019entendement.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut remarquer que l\u2019enfant qui sait d\u00e9j\u00e0 parler assez correctement ne commence qu\u2019assez tard (peut-\u00eatre un an apr\u00e8s) \u00e0 dire Je ; avant, il parle de soi \u00e0 la troisi\u00e8me personne (Charles veut manger, marcher, etc.) ; et il semble que pour lui une lumi\u00e8re vienne de se lever quand il commence \u00e0 dire Je ; \u00e0 partir de ce jour, il ne revient jamais \u00e0 l\u2019autre mani\u00e8re de parler. Auparavant il ne faisait que se sentir ; maintenant il se pense. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\">Kant, <em>Anthropologie du point de vue pragmatique<\/em>, \u00a71.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">El\u00e9ments pour une analyse du texte de Kant<\/h3>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Comment l&rsquo;homme devient-il sujet ?<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet extrait de l&rsquo;<em>Anthropologie du point de vue pragmatique<\/em> de Kant est une analyse de l\u2019importance qu\u2019a le pouvoir de dire \u00ab je \u00bb pour le sujet humain que nous propose ici Kant. En effet pour Kant ce pouvoir \u00e9l\u00e8ve l\u2019homme au dessus de tous les autres \u00eatres vivants, il est \u00e0 l\u2019origine de la sup\u00e9riorit\u00e9 et de la dignit\u00e9 de l\u2019homme, c\u2019est par la conscience que l\u2019homme devient un \u00eatre moral, autrement dit un \u00eatre capable de se penser lui-m\u00eame et donc de s\u2019interroger sur la nature et la valeur de ses actes.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">En quoi consiste le pouvoir de se penser soi-m\u00eame ?<\/span><\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">Dans un premier temps (1\u00b0\u00a7) Kant affirme cette sup\u00e9riorit\u00e9 de l\u2019homme sur les autres \u00eatres vivants \u00ab Poss\u00e9der le Je dans sa repr\u00e9sentation : ce pouvoir \u00e9l\u00e8ve l\u2019homme infiniment au-dessus de tous les autres \u00eatres vivants sur la terre. \u00bb. Par ce pouvoir l\u2019homme se constitue comme sujet pensant capable de se saisir soi-m\u00eame par un retour sur soi de la pens\u00e9e. \u00ab Poss\u00e9der le Je dans sa repr\u00e9sentation \u00bb, cette expression d\u00e9signe la capacit\u00e9 qu\u2019a l\u2019homme de se penser lui-m\u00eame, de se constituer \u00e0 la fois comme sujet et comme objet de ses propres pens\u00e9es, litt\u00e9ralement de se rendre pr\u00e9sent \u00e0 lui-m\u00eame.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question \u00e0 laquelle nous devons maintenant r\u00e9pondre est donc maintenant celle de savoir pourquoi, selon Kant \u00ab ce pouvoir \u00e9l\u00e8ve l\u2019homme infiniment au-dessus de tous les autres \u00eatres vivants sur la terre \u00bb ? Kant nous dit que c\u2019est par ce pouvoir que l\u2019homme devient \u00ab une personne \u00bb, ce terme ne peut en effet d\u00e9signer que l\u2019homme, dans la mesure o\u00f9 il d\u00e9finit un \u00eatre morale qui tire sa moralit\u00e9 du fait qu\u2019il reste le m\u00eame quels que soient les changements qu\u2019il puisse subir au cours de son existence. \u00catre une personne, cela signifie former une unit\u00e9 au-del\u00e0 de la diversit\u00e9 des \u00e9tats psychologiques du sujet, c\u2019est \u00eatre un sujet conscient et un, sujet qui reste le m\u00eame dans le temps du fait m\u00eame de cette conscience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019unit\u00e9 de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et m\u00eame personne \u00bb L\u2019homme est donc un \u00eatre qui, parce qu\u2019il est en mesure de se penser lui-m\u00eame, reste toujours lui-m\u00eame, quoiqu\u2019il fasse ou qu\u2019il pense, c\u2019est pourquoi l\u2019on consid\u00e9rera d\u2019ailleurs qu\u2019il est toujours responsable des actes qu\u2019il a commis, m\u00eame si ceux-ci sont pass\u00e9s et se sont produits \u00e0 une \u00e9poque durant laquelle le sujet se trouvait dans des conditions mat\u00e9rielles et psychologiques diff\u00e9rentes ; peut-\u00eatre ne le jugera-t-on pas de la m\u00eame fa\u00e7on, mais il sera toujours consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant en mesure de r\u00e9pondre de ses actes (ce qui est d\u2019ailleurs le sens litt\u00e9ral de la notion de responsabilit\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette unit\u00e9 de la personne humaine r\u00e9sultant de la conscience de soi, explique que Kant puisse affirmer de l\u2019homme qu\u2019il est : \u00ab un \u00eatre enti\u00e8rement diff\u00e9rent, par le rang et la dignit\u00e9, de choses comme le sont les animaux sans raison, dont on peut disposer \u00e0 sa guise \u00bb. En effet, l\u2019homme n\u2019est ni une chose, ni un animal, c\u2019est un \u00eatre vivant, mais qui, \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019animal, poss\u00e8de une dignit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il ne se satisfait simplement de la seule satisfaction des besoins que lui impose la nature, il se doit de donner un sens et une valeur \u00e0 son existence en poursuivant d\u2019autres buts, en cherchant \u00e0 r\u00e9aliser des valeurs morales qui lui sont dict\u00e9es par sa raison (g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, courage, justice) et qu\u2019il doit respecter lorsqu\u2019il agit en \u00e9tant le seul sujet de ses actions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certes, tous les hommes n\u2019agissent pas conform\u00e9ment \u00e0 ces valeurs, peut-\u00eatre m\u00eame sommes nous le plus souvent tent\u00e9s d\u2019agir en nous laissant dominer par nos int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes plut\u00f4t que par le respect des devoirs que nous dicte notre conscience ; mais n\u2019est-ce pas pr\u00e9cis\u00e9ment notre conscience qui nous donne la possibilit\u00e9 de faire le choix de r\u00e9sister \u00e0 ces tentations, qui nous donne la libert\u00e9 d\u2019agir moralement ou non ? Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment de cette libert\u00e9 et des choix qu\u2019elle rend possible que na\u00eet notre m\u00e9rite qui fait notre dignit\u00e9, ou au contraire si nous nous laissons dominer par des impulsions irrationnelles et d\u00e9raisonnables, elle nous rend fautifs face \u00e0 l\u2019humanit\u00e9 qui est en nous et que nous n\u2019avons pas respect\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">C\u2019est la raison pour laquelle l\u2019homme n\u2019est pas une chose \u00ab comme le sont les animaux sans raison, dont on peut disposer \u00e0 sa guise \u00bb, c\u2019est parce que la conscience lui donne ce pouvoir de dire je, cette capacit\u00e9 de se penser soi-m\u00eame qui fait de lui un \u00eatre libre et responsable et non un simple objet m\u00fb par les lois de la m\u00e9canique et la puissance aveugle de l\u2019instinct, que l\u2019homme est une personne, un sujet moral.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette capacit\u00e9, tout homme la poss\u00e8de nous dit Kant, \u00ab et ceci, m\u00eame lorsqu&rsquo;il ne peut pas dire Je, car il l\u2019a dans sa pens\u00e9e; ainsi toutes les langues, lorsqu&rsquo;elles parlent \u00e0 la premi\u00e8re personne, doivent penser ce Je, m\u00eame si elles ne l\u2019expriment pas par un mot particulier. Car cette facult\u00e9 (de penser) est l\u2019entendement. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certaines langues peuvent ne pas utiliser un terme particulier pour dire je (lorsque par exemple la conjugaison permet de d\u00e9signer l\u2019auteur de l\u2019action sans qu\u2019il soit n\u00e9cessaire d\u2019adjoindre au verbe un pronom personnel), cependant le simple fait de pouvoir parler \u00e0 la premi\u00e8re personne est la preuve m\u00eame que ce que nous appelons le \u00abje\u00bb est pr\u00e9sent dans l\u2019esprit de tout homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Car cette facult\u00e9 (de penser) est l\u2019entendement. \u00bb, ce pouvoir d\u00e9signe en effet la capacit\u00e9 qu\u2019a l\u2019homme de penser et de se penser et le mot \u00abje\u00bb n\u2019est qu\u2019un terme commode pour d\u00e9signer cette capacit\u00e9. Cette capacit\u00e9, bien qu\u2019inscrite dans la nature de l\u2019homme, n\u2019appara\u00eet pas spontan\u00e9ment d\u00e8s sa naissance, c\u2019est d\u2019ailleurs la raison pour laquelle l\u2019enfant m\u00eame lorsqu&rsquo;il commence \u00e0 parler n\u2019est pas en mesure de s\u2019exprimer \u00e0 la premi\u00e8re personne.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">Gen\u00e8se et naissance de la conscience de soi<\/span><\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">Le pouvoir que poss\u00e8de le sujet humain de se penser lui-m\u00eame n\u2019existe initialement que sous forme de potentialit\u00e9, il est pr\u00e9sent en germe dans l\u2019esprit de l\u2019enfant et ne s\u2019\u00e9veille que gr\u00e2ce aux stimulations du monde ext\u00e9rieur, c\u2019est pourquoi : \u00ab l\u2019enfant qui sait d\u00e9j\u00e0 parler assez correctement ne commence qu\u2019assez tard (peut-\u00eatre un an apr\u00e8s) \u00e0 dire Je \u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, comme le fait remarquer Kant, \u00ab avant, il parle de soi \u00e0 la troisi\u00e8me personne (Charles veut manger, marcher, etc.) \u00bb, autrement dit, m\u00eame lorsqu&rsquo;il sait parler, il ne se per\u00e7oit tout d\u2019abord que comme un objet, cela signifie d\u2019ailleurs que le fait de dire \u00abje\u00bb ne provient pas seulement d\u2019un progr\u00e8s dans la ma\u00eetrise du langage, mais \u00e9galement d\u2019un progr\u00e8s sur le plan existentiel et psychologique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette acquisition plut\u00f4t tardive (cet \u00e9v\u00e9nement appara\u00eet g\u00e9n\u00e9ralement vers l\u2019\u00e2ge de trois ans), se manifeste comme une sorte d\u2019\u00e9veil du sujet \u00e0 lui-m\u00eame, \u00e9veil qui le fait entrer dans un univers nouveau duquel il ne pourra plus sortir, dans le mesure o\u00f9 il fait un saut qualitatif irr\u00e9versible en ce qui concerne la perception qu\u2019il a de lui-m\u00eame et de sa place dans le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab Et il semble que pour lui une lumi\u00e8re vienne de se lever quand il commence \u00e0 dire Je; \u00e0 partir de ce jour, il ne revient jamais \u00e0 l\u2019autre mani\u00e8re de parler. \u00bb Ce passage \u00e0 la conscience de soi est donc d\u00e9cisif dans la mesure o\u00f9 l\u2019enfant devient r\u00e9ellement humain, il acc\u00e8de ainsi \u00e0 une perception de soi qui n\u2019est plus imm\u00e9diate et simplement sensible, mais qui se situe au niveau sup\u00e9rieur de la repr\u00e9sentation par la pens\u00e9e. Ainsi le sujet peut prendre une distance suffisante par rapport \u00e0 lui-m\u00eame afin de juger de la port\u00e9e de ses actes et de ses pens\u00e9es, ce qui fait de lui un sujet moral, ce qui d\u00e9finit son humanit\u00e9.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">La conscience de soi comme la condition de la libert\u00e9 et donc de la dignit\u00e9 morale de la personne humaine<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour conclure, disons que l\u2019int\u00e9r\u00eat de ce texte est donc de montrer en quoi la conscience de soi est pour l\u2019homme la condition de sa libert\u00e9 et donc de sa dignit\u00e9 morale, \u00ab Poss\u00e9der le Je dans sa repr\u00e9sentation \u00bb c\u2019est pouvoir se penser soi-m\u00eame, prendre un recul par rapport \u00e0 soi qui donne \u00e0 l\u2019homme la capacit\u00e9 de choisir, et ce pouvoir de choix fait que nous sommes n\u00e9cessairement responsables de nos actes, que nous sommes en mesure d\u2019\u00e9chapper au d\u00e9terminisme naturel pour poursuivre des fins dont seul l\u2019homme peut reconna\u00eetre la valeur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le texte de Kant ci-dessous, lu en cours, montre une voie par laquelle l&rsquo;\u00eatre humain devient un sujet. Ici, le sujet d\u00e9finit sa fonction d&rsquo;une certaine mani\u00e8re en entretenant avec lui-m\u00eame un rapport. Kant affirme que le sujet peut se concevoir comme unique et identique \u00e0 lui-m\u00eame. En effet, d&rsquo;une part, nul ne peut \u00eatre lui \u00e0 sa place, et d&rsquo;autre part, il ne devient pas quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Pour bien comprendre l&rsquo;extrait de l&rsquo;Anthropologie du point de vue pragmatique, il faut prendre garde \u00e0 la confusion qui prendrait l&rsquo;acte de penser de la prise de conscience de soi avec les<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[17,21,24,2,25,3,4],"tags":[34,101,124,46,123,92],"class_list":["post-538","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-references","category-ressources","category-sujet-de-bac","category-tes","category-texte","category-tl","category-ts","tag-conscience","tag-dignite","tag-entendement","tag-kant","tag-personne","tag-sujet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/538","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=538"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/538\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":569,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/538\/revisions\/569"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=538"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=538"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=538"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}