{"id":261,"date":"2012-10-02T12:30:28","date_gmt":"2012-10-02T16:30:28","guid":{"rendered":"http:\/\/cyberphilo.net\/?p=261"},"modified":"2012-10-02T12:30:28","modified_gmt":"2012-10-02T16:30:28","slug":"letourderie-depimethee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/2012\/10\/02\/letourderie-depimethee\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9tourderie d&rsquo;Epim\u00e9th\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify;\">L&rsquo;homme est le plus d\u00e9muni de tous les animaux. C&rsquo;est ce que pensaient les sophistes et c&rsquo;est ce que semble sugg\u00e9rer le mythe d&rsquo;Epim\u00e9th\u00e9e, dont nous en trouvons l&rsquo;expression dans le <em>Protagoras<\/em> de Platon.<\/p>\n<figure id=\"attachment_262\" aria-describedby=\"caption-attachment-262\" style=\"width: 953px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-262\" title=\"Epim\u00e9th\u00e9e atlas de la mythologie 2003\" alt=\"\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/epimc3a9thc3a9e-atlas-de-la-mythologie-2003.jpg\" height=\"833\" width=\"953\" srcset=\"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/epimc3a9thc3a9e-atlas-de-la-mythologie-2003.jpg 953w, https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/epimc3a9thc3a9e-atlas-de-la-mythologie-2003-300x262.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 953px) 100vw, 953px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-262\" class=\"wp-caption-text\">Atlas de la mythologie, \u00ab\u00a0\u00c9pim\u00e9th\u00e9e\u00a0\u00bb, \u00c9ditions Atlas, UE, 2003<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Il fut jadis un temps o\u00f9 les dieux existaient, mais non les esp\u00e8ces mortelles. Quand le temps que le destin avait assign\u00e9 \u00e0 leur cr\u00e9ation fut venu, les dieux les fa\u00e7onn\u00e8rent dans les entrailles de la terre d\u2019un m\u00e9lange de terre et de feu et des \u00e9l\u00e9ments qui s\u2019allient au feu et \u00e0 la terre.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Quand le moment de les amener \u00e0 la lumi\u00e8re approcha, ils charg\u00e8rent Prom\u00e9th\u00e9e et Epim\u00e9th\u00e9e de les pourvoir et d\u2019attribuer \u00e0 chacun des qualit\u00e9s appropri\u00e9es. Mais Epim\u00e9th\u00e9e demanda \u00e0 Prom\u00e9th\u00e9e de lui laisser faire seul le partage. \u00ab Quand je l\u2019aurai fini, dit-il, tu viendras l\u2019examiner \u00bb. Sa demande accord\u00e9e il fit le partage, et, en le faisant, il attribua aux uns la force sans la vitesse, aux autres la vitesse sans la force ; il donna des armes \u00e0 ceux-ci, les refusa \u00e0 ceux-l\u00e0, mais il imagina pour eux d\u2019autres moyens de conservation ; car \u00e0 ceux d\u2019entre eux qu\u2019il logeait dans un corps de petite taille, il donna des ailes pour fuir ou un refuge souterrain ; pour ceux qui avaient l\u2019avantage d\u2019une grande taille, leur grandeur suffit \u00e0 les conserver, et il appliqua ce proc\u00e9d\u00e9 de compensation \u00e0 tous les animaux. Ces mesures de pr\u00e9caution \u00e9taient destin\u00e9es \u00e0 pr\u00e9venir la disparition des races. Mais quand il leur eut fourni les moyens d\u2019\u00e9chapper \u00e0 une destruction mutuelle, il voulut les aider \u00e0 supporter les saisons de Zeus ; il imagina pour cela de les rev\u00eatir de poils \u00e9pais et de peaux serr\u00e9es, suffisantes pour les garantir du froid, capables aussi de les prot\u00e9ger contre la chaleur et destin\u00e9es enfin \u00e0 servir, pour le temps du sommeil, de couvertures naturelles, propres \u00e0 chacun d\u2019eux ; il leur donna en outre comme chaussures, soit des sabots de cornes, soit des peaux calleuses et d\u00e9pourvues de sang, ensuite il leur fournit des aliments vari\u00e9s suivant les esp\u00e8ces, aux uns l\u2019herbe du sol, aux autres les fruits des arbres, aux autres des racines ; \u00e0 quelques-uns m\u00eames il donna d\u2019autres animaux \u00e0 manger ; mais il limita leur f\u00e9condit\u00e9 et multiplia celle de leur victime pour assurer le salut de la race.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Cependant Epim\u00e9th\u00e9e, qui n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s r\u00e9fl\u00e9chi avait sans y prendre garde d\u00e9pens\u00e9 pour les animaux toutes les facult\u00e9s dont il disposait et il lui restait la race humaine \u00e0 pourvoir, et il ne savait que faire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Platon, <span style=\"text-decoration:underline;\">Protagoras<\/span>, traduction Chambry<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;homme est le plus d\u00e9muni de tous les animaux. 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