{"id":212,"date":"2012-10-13T19:20:24","date_gmt":"2012-10-13T23:20:24","guid":{"rendered":"http:\/\/cyberphilo.net\/?p=212"},"modified":"2012-10-13T19:20:24","modified_gmt":"2012-10-13T23:20:24","slug":"tl-et-tes-exemple-detude-de-texte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/2012\/10\/13\/tl-et-tes-exemple-detude-de-texte\/","title":{"rendered":"TL et TES. Exemple d&rsquo;\u00e9tude de texte"},"content":{"rendered":"<p><em>Toujours dans le cadre de l&rsquo;apprentissage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de texte, \u00e9tude de texte qui sera le sujet du prochain devoir surveill\u00e9, nous proposons ci-dessous un exemple sur le texte d&rsquo;Aristote, Ethique \u00e0 Nicomaque.<\/em><\/p>\n<p><em>Revoir au besoin 1)<strong><a href=\"http:\/\/cyberphilo.net\/2012\/10\/11\/tl-et-tes-quelle-place-pour-le-plaisir-dans-la-vie-heureuse\/\" target=\"_blank\"> le texte et le cheminement propos\u00e9<\/a><\/strong>\u00a0et 2)<strong> <a href=\"http:\/\/cyberphilo.net\/2012\/10\/12\/tl-et-tes-cours-du-vendredi-12-octobre-2012\/\" target=\"_blank\">l&rsquo;\u00e9tude sur les notions principale du texte<\/a><\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>Une remarque pour commencer : en aucun cas le devoir ne doit faire appara\u00eetre des titres. Ici, ils apparaissent comme rep\u00e8re.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-214\" title=\"\u00e9crire\" alt=\"\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/c3a9crire.jpg?w=300\" height=\"225\" width=\"300\" srcset=\"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/c3a9crire.jpg 400w, https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/c3a9crire-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Nous pr\u00e9f\u00e9rons le plaisir au d\u00e9plaisir. Et cela est bien normal. Pourtant Aristote semble nous dire dans cet extrait de l\u2019<em><span style=\"text-decoration:underline;\">Ethique \u00e0 Nicomaque<\/span><\/em> que le plaisir n\u2019est pas le bien et que tout plaisir n\u2019est pas d\u00e9sirable. Alors, le plaisir nous comble-t-il vraiment\u00a0? N\u2019y a-t-il pas derri\u00e8re lui, si ce n\u2019est parfois une certaine amertume au moins toujours un sentiment d\u2019insuffisance\u00a0? N\u2019y a-t-il pas par exemple des plaisirs honteux, des plaisirs coupables\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Il semble qu\u2019il manque au plaisir une dimension, celle que nous accordons sans h\u00e9siter au bien. Celui-ci n\u2019est-il pas plus avantageux que le simple plaisir\u00a0? Ne nous comble-t-il pas davantage\u00a0? Dans ce texte, Aristote op\u00e8re une distinction conceptuelle importante\u00a0: le bien diff\u00e8re du plaisir. L\u2019auteur analyse les d\u00e9sirs humains et montre que tous ne visent pas leur satisfaction dans le plaisir mais qu\u2019ils peuvent aussi se porter vers des biens distincts du plaisir. Ainsi, on peut d\u00e9sirer non pas pour \u00e9prouver du plaisir mais pour d\u2019autres motivations. Tout le probl\u00e8me est alors de savoir quelle place on doit accorder au plaisir. Doit-on y renoncer\u00a0? Doit-on l\u2019exclure de notre recherche du bonheur\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Dans ce texte, Aristote commence par diff\u00e9rencier le plaisir et le bien pour ensuite montrer qu\u2019il est possible, d\u2019une part, de ne pas rechercher le plaisir, et, d\u2019autre part, de rechercher autre chose que le plaisir relevant du bien. Cet extrait qui se termine par la n\u00e9cessit\u00e9 de distinguer le plaisir du bien n\u2019a finalement d\u2019autre objectif que de d\u00e9montrer que le bonheur que l\u2019\u00eatre humain doit d\u00e9sirer est \u00e0 comprendre non comme plaisir mais comme bien moral. Et ce que nous allons \u00e9tudier.<\/p>\n<p>D\u00e9veloppement<\/p>\n<p>Partie 1<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord Aristote prend un exemple, celui de la diff\u00e9rence entre l\u2019ami et le flatteur. Son but est de sugg\u00e9rer qu\u2019il existe une diff\u00e9rence entre le bien et le plaisir. Aristote commence par dire que \u00ab\u00a0le fait que l\u2019ami est autre que le flatteur semble montrer clairement que le plaisir n\u2019est pas un bien\u00a0\u00bb. Alors que l\u2019ami recherche notre bien, il est bienveillant \u00e0 notre \u00e9gard, il est attentif, le flatteur, au contraire a pour but, par sa flatterie de nous procurer du plaisir. Pr\u00e9cisons cette distinction entre l\u2019ami et le flatteur parall\u00e8lement \u00e0 celle du bien et du plaisir.<\/p>\n<p>Pourquoi l\u2019ami recherche-t-il notre compagnie, si ce n\u2019est pour la raison noble tenant \u00e0 son amiti\u00e9 pour nous. L\u2019ami nous veut du bien, il ne nous veut que du bien. Son amiti\u00e9 pour nous ne provient pas de motivation tenant d&rsquo;int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes, superficiels. L&rsquo;amiti\u00e9 a pour finalit\u00e9 l&rsquo;amiti\u00e9 elle-m\u00eame, c&rsquo;est-\u00e0-dire le bien pour l&rsquo;autre, l&rsquo;ami. Autrement dit, son amiti\u00e9 est bienveillante et cette bienveillance est d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e. En effet, derri\u00e8re nulle arri\u00e8re pens\u00e9e, nulle utilisation de notre personne comme moyen pour une quelconque utilisation ou pour son plaisir. Cette bienveillance de l&rsquo;ami \u00e0 notre \u00e9gard se caract\u00e9rise par la recherche de ce qui est essentiel et profitable \u00e0 long terme. En cela, l&rsquo;ami peut \u00eatre exigeant \u00e0 notre \u00e9gard.<\/p>\n<p>Quant au flatteur, et son attitude appara\u00eet diam\u00e9tralement oppos\u00e9e \u00e0 celui de l&rsquo;ami, a pour but de nous procurer des plaisirs. Sa d\u00e9marche est en cela bien plus superficielle. Nous savons que flatter c&rsquo;est complimenter, et il vrai que les compliments que le flatteur peut nous adresser peuvent nous \u00eatre agr\u00e9ables. La flatterie caressent dans le sens du poil, elle nous adresse des \u00e9loges, et cela nous pla\u00eet bien, m\u00eame si elle n&rsquo;a pas le caract\u00e8re de la v\u00e9rit\u00e9, de la sinc\u00e9rit\u00e9. Ce que touche la flatterie par ses compliments et ses \u00e9loges ne sont que des aspects plut\u00f4t peu essentiels de notre \u00eatre. Par exemple, le flatteur saura nous complimenter sur notre apparence, comme si l&rsquo;apparence \u00e9tait ce qu&rsquo;il y a de plus fondamental dans la vie.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, la flatterie se caract\u00e9rise par un deuxi\u00e8me point : l&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Le flatteur flatte car il cherche quelque chose. Pr\u00e9c\u00e9demment, nous disions que le flatteur a pour but de nous procurer des plaisirs, nous pouvons d\u00e9sormais ajouter qu&rsquo;il agit pour son propre plaisir. Alors que l&rsquo;ami, d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9, ne vise que l&rsquo;autre ami dans la relation en voulant son bien, au contraire, le flatteur, int\u00e9ress\u00e9, ne cherche qu&rsquo;un gain pour lui. Flatter, faire des courbettes \u00e0 son sup\u00e9rieur pour s&rsquo;en faire bien voir. On peut ais\u00e9ment douter de la sinc\u00e9rit\u00e9 de la flatterie, souvent fausse ou hypocrite. Cependant, et cela est digne de remarque, quand bien m\u00eame ces flatteries nous \u00e9tant adress\u00e9es seraient per\u00e7ues de nous comme peu sinc\u00e8res, elle ne cesseraient pas d&rsquo;exercer un pouvoir sur nous, une attraction plus forte que notre lucidit\u00e9. La s\u00e9duction op\u00e9r\u00e9e par le flatteur fonctionne gr\u00e2ce finalement \u00e0 notre complicit\u00e9. Et en cela, la flatterie peut s&rsquo;av\u00e9rer dangereuse en ce qu&rsquo;elle peut \u00eatre manipulatrice.<\/p>\n<p>La c\u00e9l\u00e8bre fable de Jean de La Fontaine, \u00ab\u00a0<em>Le corbeau et le renar<\/em>d\u00a0\u00bb est \u00e0 cet \u00e9gard particuli\u00e8rement illustrative. Le renard, int\u00e9ress\u00e9 par le fromage tenu par le bec de Ma\u00eetre corbeau, par la ruse flatte ce dernier, qui, na\u00eff, ne se sent plus de joie&#8230; et laisse tomber sa proie. La flatterie, on le voit est en fait moquerie, elle joue, elle se joue de l&rsquo;autre. Quand le corbeau prend conscience que le renard s&rsquo;est moqu\u00e9 de lui, il est trop tard, son plaisir dispara\u00eet. La flatterie laisse derri\u00e8re elle, plus que la vexation, la d\u00e9ception et la d\u00e9sillusion. Et le renard de dire au corbeau confus par sa na\u00efvet\u00e9 d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 ainsi tromp\u00e9 de dire :\u00a0\u00ab\u00a0Mon bon Monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux d\u00e9pens de celui qui l&rsquo;\u00e9coute\u00a0\u00bb. On constate qu&rsquo;elle est vice dans le sens o\u00f9 elle n&rsquo;avait pour but que de nous abuser, de se servir de nous, de se jouer de nous.<\/p>\n<p>Rien de cela dans l&rsquo;amiti\u00e9. Elle ne d\u00e9\u00e7oit pas. Nulle d\u00e9sillusion, elle ne joue pas avec nous, elle ne se joue pas de nous. Pas de flatterie, ni de s\u00e9duction et de mensonge ! Pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat ni d&rsquo;artifice ; pas d&rsquo;hypocrisie mais sinc\u00e9rit\u00e9 ! On comprend bien pourquoi Aristote rappelle qu&rsquo;on adresse g\u00e9n\u00e9ralement au flatteur \u00ab\u00a0des reproches et \u00e0 l&rsquo;autre (l&rsquo;ami) des \u00e9loges.\u00a0\u00bb Autrement dit, on condamne le flatteur alors qu&rsquo;on valorise l&rsquo;ami. Aristote nous sugg\u00e8re que derri\u00e8re le plaisir issu d&rsquo;une flatterie se cachent bien des d\u00e9sagr\u00e9ments, des d\u00e9plaisirs.<\/p>\n<p>Partie 2<\/p>\n<p>Mais qu&rsquo;est-ce qui caract\u00e9rise le plaisir et qu&rsquo;est-ce qui le rend incomplet comparativement au bien ?<\/p>\n<p>Le plaisir se caract\u00e9rise par l&rsquo;agr\u00e9able, mais il est agr\u00e9able seulement au moment o\u00f9 il est ressenti. Le caract\u00e8re agr\u00e9able du plaisir n&rsquo;est pas durable, il est \u00e9ph\u00e9m\u00e8re et peut m\u00eame parfois, dans certains cas, se convertir en souffrance. Par exemple si fumer appara\u00eet agr\u00e9able au fumeur, le plaisir cesse rapidement d&rsquo;o\u00f9 la rapidit\u00e9 du d\u00e9sir de fumer de na\u00eetre \u00e0 nouveau ; et quand survient la maladie et son lot de souffrance, cons\u00e9quences de la tabagie, il ne sera plus temps de regretter ces petits plaisirs successifs des cigarettes grill\u00e9es. Le plaisir peut donc \u00eatre un pi\u00e8ge. Il sait pi\u00e9ger tout comme le flatteur ou le s\u00e9ducteur sait pi\u00e9ger.<\/p>\n<p><em>\u00e0 suivre<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Toujours dans le cadre de l&rsquo;apprentissage \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de texte, \u00e9tude de texte qui sera le sujet du prochain devoir surveill\u00e9, nous proposons ci-dessous un exemple sur le texte d&rsquo;Aristote, Ethique \u00e0 Nicomaque. Revoir au besoin 1) le texte et le cheminement propos\u00e9\u00a0et 2) l&rsquo;\u00e9tude sur les notions principale du texte Une remarque pour commencer : en aucun cas le devoir ne doit faire appara\u00eetre des titres. Ici, ils apparaissent comme rep\u00e8re. Introduction Nous pr\u00e9f\u00e9rons le plaisir au d\u00e9plaisir. Et cela est bien normal. 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