{"id":178,"date":"2012-10-11T07:32:11","date_gmt":"2012-10-11T11:32:11","guid":{"rendered":"http:\/\/cyberphilo.net\/?p=178"},"modified":"2012-10-11T07:32:11","modified_gmt":"2012-10-11T11:32:11","slug":"tl-et-tes-quelle-place-pour-le-plaisir-dans-la-vie-heureuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/2012\/10\/11\/tl-et-tes-quelle-place-pour-le-plaisir-dans-la-vie-heureuse\/","title":{"rendered":"TL et TES. Quelle place pour le plaisir dans la vie heureuse ?"},"content":{"rendered":"<h2><span style=\"color:#800080;\">Pr\u00e9paration du Devoir-Surveill\u00e9 n\u00b01<\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color:#800080;\">Le sujet-texte<\/span><\/h2>\n<h3>Expliquez le texte suivant\u00a0:<\/h3>\n<p style=\"text-align:justify;\"><a href=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/aristote.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" id=\"i-180\" class=\" wp-image alignleft\" title=\"Aristote\" alt=\"Image\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/aristote.jpg?w=210\" height=\"280\" width=\"210\" \/><\/a>\u00ab\u00a0Le fait que l&rsquo;ami est autre que le flatteur semble montrer clairement que le plaisir n&rsquo;est pas un bien, ou qu&rsquo;il y a des plaisirs sp\u00e9cifiquement diff\u00e9rents. L&rsquo;ami, en effet, para\u00eet rechercher notre compagnie pour notre bien, et le flatteur pour notre plaisir, et \u00e0 ce dernier on adresse des reproches et \u00e0 l&rsquo;autre des \u00e9loges, en raison des fins diff\u00e9rentes pour lesquelles ils nous fr\u00e9quentent. En outre, nul homme ne choisirait de vivre en conservant durant toute son existence l&rsquo;intelligence d&rsquo;un petit enfant, m\u00eame s&rsquo;il continuait \u00e0 jouir le plus possible des plaisirs de l&rsquo;enfance ; nul ne choisirait non plus de ressentir du plaisir en accomplissant un acte particuli\u00e8rement d\u00e9shonorant, m\u00eame s&rsquo;il ne devait jamais en r\u00e9sulter pour lui de cons\u00e9quence p\u00e9nible. Et il y a aussi bien des avantages que nous mettrions tout notre empressement \u00e0 obtenir, m\u00eame s&rsquo;ils ne nous apportaient aucun plaisir, comme voir, se souvenir, savoir, poss\u00e9der les vertus. Qu&rsquo;en fait des plaisirs accompagnent n\u00e9cessairement ces avantages ne fait pour nous aucune diff\u00e9rence, puisque nous les choisirions quand bien m\u00eame ils ne seraient pour nous la source d&rsquo;aucun plaisir. Qu&rsquo;ainsi donc le plaisir ne soit pas le bien, ni que tout plaisir soit d\u00e9sirable, c&rsquo;est l\u00e0 une chose, semble-t-il, bien \u00e9vidente.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:right;\">Aristote, <em>Ethique \u00e0 Nicomaque<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:left;\">La connaissance de la doctrine de l&rsquo;auteur n&rsquo;est pas requise. Il faut et il suffit que l&rsquo;explication rende compte, par la compr\u00e9hension pr\u00e9cise du texte, du probl\u00e8me dont il est question.<\/p>\n<h3 style=\"text-align:left;\">Exercices :<\/h3>\n<ul>\n<li>Prendre connaissance du texte<\/li>\n<li>Proc\u00e9der au travail pr\u00e9paratoire de l&rsquo;\u00e9tude de texte<\/li>\n<li>Exploiter le travail pr\u00e9paratoire<\/li>\n<\/ul>\n<figure id=\"attachment_201\" aria-describedby=\"caption-attachment-201\" style=\"width: 290px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-201\" title=\"Aristote Ethique \u00e0 Nicomaque\" alt=\"\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/10\/aristote-ethique-c3a0-nicomaque1.jpg\" height=\"193\" width=\"290\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-201\" class=\"wp-caption-text\">Manuscrit du XIII\u00e8 si\u00e8cle<br \/>Ethique \u00e0 Nicomaque<\/figcaption><\/figure>\n<h3>Compte-rendu de la s\u00e9ance avec les TL<\/h3>\n<p><em>Une s\u00e9ance similaire a eu lieu avec la classe de TES<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">On a commenc\u00e9 par un rappel de la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;effectuer un travail pr\u00e9paratoire avant de se lancer dans un quelconque commentaire du texte. Ce travail pr\u00e9paratoire est constitu\u00e9 de questions auxquelles il faut t\u00e2cher de r\u00e9pondre. \u00a0Quel est le<strong> th\u00e8me<\/strong> ? Quelle est la <strong>question<\/strong> \u00e0 laquelle r\u00e9pond l&rsquo;auteur dans ce texte ? Quelle en est la<strong> r\u00e9ponse<\/strong> ? (sa th\u00e8se ou l&rsquo;id\u00e9e directrice) Comment l&rsquo;auteur dit-il ce qu&rsquo;il dit ? (\u00e9tude de la structure logique et mise en \u00e9vidence de l&rsquo;<strong>argumentation<\/strong> de l&rsquo;auteur) A quelle position s&rsquo;oppose l&rsquo;auteur ? (Cette <strong>th\u00e8se oppos\u00e9e<\/strong> peut-\u00eatre explicite ou implicite) Qu&rsquo;est-<strong>ce qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre expliquer<\/strong> ? (parce que c&rsquo;est essentiel \u00e0 la compr\u00e9hension du texte, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de notions importantes qu&rsquo;il faut d\u00e9finir et rendre compte de leur articulation&#8230;)\u00a0Ces questions sont toujours les m\u00eames quelque soit le texte \u00e0 \u00e9tudier. S&rsquo;ajoutent \u00e0 ces questions celles qui s&rsquo;adressent plus particuli\u00e8rement au texte donn\u00e9. Elles sont celles qui permettent d&rsquo;interroger le texte, de creuser le probl\u00e8me qu&rsquo;il soul\u00e8ve, d&rsquo;interpeller l&rsquo;auteur sur tel ou tel point, sur une difficult\u00e9&#8230; Ce travail pr\u00e9paratoire s&rsquo;effectue tant que l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une version d\u00e9finitive de l&rsquo;\u00e9tude n&rsquo;appara\u00eet pas claire et pr\u00e9cise. En temps limit\u00e9 (4h), ce travail pr\u00e9paratoire peut prendre facilement deux heures. Les deux autres heures seront destin\u00e9es \u00e0 la r\u00e9daction de l&rsquo;\u00e9tude d\u00e9taill\u00e9e. L&rsquo;\u00e9tude rendue doit comporter \u00e9videmment une introduction, un d\u00e9veloppement structur\u00e9 et d&rsquo;une conclusion. <strong>L&rsquo;introduction<\/strong> pr\u00e9sente le texte en montrant de quoi il est question, quel est le probl\u00e8me qu&rsquo;il soul\u00e8ve et la position et l&rsquo;argumentation de l&rsquo;auteur. <strong>Le d\u00e9veloppement<\/strong> a pour but d&rsquo;analyser le texte de la mani\u00e8re la plus d\u00e9taill\u00e9e possible. Et \u00e0 la question du plan \u00e0 adopter dans le d\u00e9veloppement, nous r\u00e9pondrons par celui du texte ; autrement dit, on tachera de suivre l&rsquo;ordre des id\u00e9es de l&rsquo;auteur. Et <strong>la conclusion<\/strong> t\u00e2chera de dresser le bilan de l&rsquo;\u00e9tude men\u00e9e. La proposition du jour est de r\u00e9aliser un travail qui tend vers la version d\u00e9finitive de l&rsquo;\u00e9tude de texte. Le texte soumis \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude est un extrait de l&rsquo;<em>Ethique \u00e0 Nicomaque<\/em> d&rsquo;Aristote.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">La premi\u00e8re lecture nous a conduit \u00e0 lister des quelques mots semblant ressortir du texte et \u00e0 quelques questions. Ces mots sont \u00ab\u00a0ami\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0plaisir\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0flatteur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0enfance\u00a0\u00bb. Nous remarquons que ces mots ne joue pas le m\u00eame r\u00f4le. Et les questions : \u00ab\u00a0qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un ami ?\u00a0\u00bb ; \u00ab\u00a0Le plaisir est-il indispensable ?\u00a0\u00bb ; \u00ab\u00a0Est-il de l&rsquo;ordre du besoin ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Ami\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0flatteur\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0enfance\u00a0\u00bb se r\u00e9f\u00e8rent chacun \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te, alors que \u00ab\u00a0plaisir\u00a0\u00bb est plut\u00f4t de l&rsquo;ordre de l&rsquo;id\u00e9e abstraite. L&rsquo;id\u00e9e abstraite doit nous permettre en principe de penser la r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te. La conceptualisation philosophique est construction d&rsquo;id\u00e9es abstraites articul\u00e9es pour penser le concret, ce sans quoi la philosophie risquerait de se retrouver compl\u00e8tement d\u00e9connect\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9. Ceci \u00e9tant dit, on comprend que, dans ce texte d&rsquo;Aristote, le mot plaisir doit en principe permettre de penser une id\u00e9e et les mots amis, flatteur et enfance relever de l&rsquo;exemple. Les lectures suivantes devront pouvoir certainement compl\u00e9ter la liste des mots et pr\u00e9ciser cette distinction abstrait \/ concret en se posant la question : qu&rsquo;est-ce qui rel\u00e8ve de l&rsquo;id\u00e9e et qu&rsquo;est-ce qui rel\u00e8ve de l&rsquo;exemple ? quel est le lien entre l&rsquo;id\u00e9e et l&rsquo;exemple ?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">En ce qui concerne les quelques questions qui sont apparues lors de cette premi\u00e8re lecture, la premi\u00e8re \u00ab\u00a0qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un ami ?\u00a0\u00bb est vite abandonn\u00e9e comme \u00e9tant la question du texte. En effet, sans vouloir pr\u00e9juger \u00e0 l&rsquo;avance de sa pertinence par ailleurs, ni d&rsquo;ailleurs dans ce texte, la question importe peu ici, cependant la position d&rsquo;Aristote au sujet de l&rsquo;amiti\u00e9 devra \u00eatre \u00e9tudi\u00e9e. Pourquoi parle-t-il de l&rsquo;amiti\u00e9 ? qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il en dit ? dans quel but ? D&rsquo;ailleurs, il conviendra de se poser les m\u00eames questions par rapport au flatteur et \u00e0 l&rsquo;amiti\u00e9. En revanche, on peut dors et d\u00e9j\u00e0 retenir l&rsquo;autre questions, \u00e0 savoir, \u00ab\u00a0Le plaisir est-il indispensable ? est-il de l&rsquo;ordre du besoin ?\u00a0\u00bb \u00a0Cette question a le m\u00e9rite de nous plonger d\u00e9j\u00e0 au coeur m\u00eame du texte. Nous ne savons pas encore cependant, s&rsquo;il s&rsquo;agit de la question du texte. \u00a0Il est \u00e0 remarquer que tout ce que nous pouvons dire \u00e0 l&rsquo;occasion de cette exploration du texte et lors de la constitution pr\u00e9paratoire \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de texte reste provisoire et demande \u00e0 \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9, travaill\u00e9, approfondie. L&rsquo;important est de s&rsquo;accrocher sur ce que l&rsquo;on pense avoir compris et de mani\u00e8re concentrique d&rsquo;\u00e9largir l&rsquo;exploration du texte, en d\u00e9pla\u00e7ant si l&rsquo;on peut dire le projecteur.\u00a0Il faut donc poursuivre la lecture, approfondir notre compr\u00e9hension.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Les lectures suivantes ont permis d&rsquo;\u00e9largir la liste des mots importants et surtout des associations importantes : M\u00eame si le mot bonheur n&rsquo;appara\u00eet pas dans ce texte on voit bien que l&rsquo;id\u00e9e de bonheur est bien pr\u00e9sente. Associ\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0existence\u00a0\u00bb le bonheur permet d&rsquo;\u00e9voquer l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;existence heureuse. La question de la place du plaisir dans l&rsquo;existence heureuse survient. Le bonheur semble \u00eatre l&rsquo;enjeu du texte, un objectif d&rsquo;Aristote dans ce texte. Il conviendra certainement de pr\u00e9ciser ce point. Face \u00e0 cette question, l&rsquo;opinion commune r\u00e9pondrait, semble-t-il, que le plaisir est indispensable : pas de bonheur sans plaisir. Le plaisir est constitutif du bonheur. La question sera de savoir ce qu&rsquo;il en est de la position d&rsquo;Aristote \u00e0 ce propos.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">En outre, on a remarqu\u00e9 qu&rsquo;Aristote dans ce texte op\u00e8re souvent par mise en rapport. Par exemple, il met en rapport l&rsquo;ami et le flatteur parall\u00e8lement au rapport bien et plaisir. Au passage remarquons ce terme de \u00ab\u00a0bien\u00a0\u00bb qui est capital dans ce texte ; il faudra \u00eatre en mesure de bien le d\u00e9finir. Il est \u00e0 remarquer qu&rsquo;Aristote s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;opinion commune \u00e9voqu\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment que seul le plaisir est d\u00e9sirable et permet le bonheur. Il soutient au contraire l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle le bien est ce qui doit \u00eatre recherch\u00e9, le bien \u00e9tant sup\u00e9rieur au plaisir. \u00ab\u00a0Le plaisir n&rsquo;est pas un bien\u00a0\u00bb dit-il. Il le montre en disant : \u00ab\u00a0L&rsquo;ami, en effet, para\u00eet rechercher notre compagnie pour notre bien, et le flatteur pour notre plaisir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Ces premi\u00e8res lectures ont permis une premi\u00e8re approche du texte. Il nous semble avoir une bonne intuition du texte. Il nous faut maintenant aller plus en profondeur en tentant de rendre compte du th\u00e8me, du probl\u00e8me \u00a0et de la th\u00e8se.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">La th\u00e8se centrale semble \u00eatre le plaisir mais on voit bien qu&rsquo;il est aussi question du bien et du d\u00e9sir. Pour \u00eatre plus pr\u00e9cis, disons que ce texte a pour objectif de d\u00e9montrer que le bien-\u00eatre de l&rsquo;homme, son bonheur, celui qui doit \u00eatre recherch\u00e9, vis\u00e9, d\u00e9sir\u00e9, est \u00e0 comprendre non pas comme plaisir mais comme bien. Reformulons, le texte parle d&rsquo;un bonheur entendu non comme la satisfaction du d\u00e9sir mais comme la qu\u00eate du bien moral. Finalement, le rapport entre le bonheur et la morale est la th\u00e9matique g\u00e9n\u00e9rale du texte d&rsquo;Aristote. Ainsi, la question \u00e0 laquelle semble r\u00e9pondre l&rsquo;auteur est la suivante :<strong> comment \u00eatre heureux ?<\/strong> Et pour donner \u00e0 cette question tout son caract\u00e8re probl\u00e9matique, reformulons-l\u00e0 sous la forme d&rsquo;une alternative : <strong>faut-il satisfaire ses d\u00e9sirs ou bien chercher \u00e0 accomplir le bien pour \u00eatre heureux ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00a0Il appara\u00eet qu&rsquo;Aristote cherche \u00e0 distinguer plaisir et bien dans le seul but de critiquer la recherche superficielle du plaisir et ainsi de proposer un mod\u00e8le de bonheur bien plus abouti. A la fin de l&rsquo;extrait, il dit que si le plaisir n&rsquo;est pas le bien, ni que tout plaisir est d\u00e9sirable, \u00ab\u00a0c&rsquo;est l\u00e0 une chose bien \u00e9vidente\u00a0\u00bb. Pour notre philosophe, <strong>la recherche du plaisir ne comble pas notre d\u00e9sir d&rsquo;\u00eatre heureux et le bonheur consiste plut\u00f4t \u00e0 rechercher le bien<\/strong>. Le bien est, selon lui, seul capable de nous satisfaire de mani\u00e8re autant stable que compl\u00e8te, \u00e0 la diff\u00e9rence du plaisir tr\u00e8s ponctuel, superficiel, changeant et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Le bien sied donc bien mieux au bonheur que le plaisir. Il s&rsquo;agira pour nous de savoir comment il faut comprendre ce rapport entre le bien et le plaisir et leur lien respectif avec le bonheur. En fait tout le probl\u00e8me que soul\u00e8ve Aristote dans cet extrait est de savoir\u00a0si le seul plaisir peut nous rendre heureux ou bien si l&rsquo;on doit le chercher ailleurs,dans la recherche du bien. Mais ce bien, de quoi s&rsquo;agit-il au juste ? et d&rsquo;autre part, si le plaisir n&rsquo;est pas le bonheur, alors quelle place doit-on lui accorder dans notre existence ? Devons-nous tout bonnement y renoncer ? Devons-nous sacrifier tout tendance vers le plaisir pour s&rsquo;adonner \u00e0 la seule recherche du bien ? Toutes ces questions permettent de creuser le probl\u00e8me et de bien comprendre la position de l&rsquo;auteur en vue de l&rsquo;expliquer.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">Maintenant que nous pensons avoir compris l&rsquo;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale d&rsquo;Aristote dans cet extrait, cherchons \u00e0 savoir comment il dit ce qu&rsquo;il dit, \u00e0 mettre en \u00e9vidence son argumentation. Pour ce faire, nous allons proc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la structure logique.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">On peut distinguer trois parties dans ce texte : <strong>Dans un premier temps,<\/strong> [\u00ab\u00a0<em>Le fait que l&rsquo;ami est autre que le flatteur =&gt; et pour lesquelles ils nous fr\u00e9quentent<\/em>\u00ab\u00a0] Aristote annonce sa th\u00e8se en posant la distinction bien \/ plaisir. Pour ce faire, il utilise un exemple, celui de l&rsquo;ami qui se diff\u00e9rencie du flatteur. Alors que l&rsquo;ami recherche notre compagnie pour notre bien, le flatteur c&rsquo;est pour bien d&rsquo;autre raison, en l&rsquo;occurrence, pour le plaisir. Par ce proc\u00e9d\u00e9, on comprend d\u00e9j\u00e0 que le bien est pr\u00e9f\u00e9rable au plaisir. <strong>Dans un deuxi\u00e8me temps<\/strong>, [\u00ab\u00a0<em>En outre, nul homme ne choisirait =&gt; cons\u00e9quence p\u00e9nible<\/em>\u00ab\u00a0.] il met en \u00e9vidence la possibilit\u00e9 de ne pas rechercher le plaisir. Pour ce faire, il utilise un raisonnement proche du raisonnement par l&rsquo;absurde : qui voudrait du plaisir d&rsquo;enfant ou du plaisir d\u00e9shonorant ? Il est donc des plaisirs qui ne sont pas d\u00e9sirables. <strong>Dans un troisi\u00e8me temps,<\/strong>\u00a0[\u00ab\u00a0<em>Et il y a aussi bien des avantages =&gt; bien \u00e9vidente<\/em>\u00ab\u00a0] il met cette fois-ci en \u00e9vidence la possibilit\u00e9 de d\u00e9sirer autre chose que le plaisir. Cet autre chose \u00e9tant le bien. Pour ce faire, Aristote prend des exemples de biens voir, se souvenir, savoir, poss\u00e9der des vertus. Et quand bien m\u00eame ces biens ne nous procureraient aucun plaisir il nous sont bien \u00a0plus avantageux. Ce texte se termine (derni\u00e8re phrase) par cette id\u00e9e consid\u00e9r\u00e9e d\u00e9sormais comme une \u00e9vidence que des biens sont plus d\u00e9sirables que le plaisir.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><em>La s\u00e9ance pris fin avec des consignes pour terminer le travail pr\u00e9paratoire :<\/em><\/p>\n<ul>\n<li><strong>A quelle th\u00e8se Aristote s&rsquo;oppose-t-il dans ce texte ?<\/strong><\/li>\n<li><strong>Qu&rsquo;est-ce qui, dans ce texte, doit \u00eatre expliqu\u00e9 ?\u00a0<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align:justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9paration du Devoir-Surveill\u00e9 n\u00b01 Le sujet-texte Expliquez le texte suivant\u00a0: \u00ab\u00a0Le fait que l&rsquo;ami est autre que le flatteur semble montrer clairement que le plaisir n&rsquo;est pas un bien, ou qu&rsquo;il y a des plaisirs sp\u00e9cifiquement diff\u00e9rents. 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