{"id":143,"date":"2012-09-27T18:46:16","date_gmt":"2012-09-27T22:46:16","guid":{"rendered":"http:\/\/cyberphilo.net\/?p=143"},"modified":"2012-09-27T18:46:16","modified_gmt":"2012-09-27T22:46:16","slug":"tl-peut-on-en-finir-avec-les-prejuges-2eme-etape","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/2012\/09\/27\/tl-peut-on-en-finir-avec-les-prejuges-2eme-etape\/","title":{"rendered":"TL. Peut-on en finir avec les pr\u00e9jug\u00e9s ? 2\u00e8me \u00e9tape"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify;\">Suite du travail pr\u00e9paratoire sur le sujet de dissertation \u00ab\u00a0Peut-on en finir avec les pr\u00e9jug\u00e9s ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\"><strong>Deuxi\u00e8me \u00e9tape :<\/strong> Pour le mardi 2 octobre, poursuivre l&rsquo;\u00e9tude \u00e0 partir de la base (\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;analyse du sujet) qui a \u00e9t\u00e9 vue en classe. Il sera possible pour donner du contenu au d\u00e9veloppement de la dissertation de travailler les r\u00e9f\u00e9rences ci-dessous. Ceci dit, l&rsquo;utilisation de ces r\u00e9f\u00e9rences n&rsquo;est nullement une n\u00e9cessit\u00e9. Il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;une possibilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Texte 1<\/strong><\/p>\n<p>Platon, <span style=\"text-decoration:underline;\">La r\u00e9publique<\/span>, Livre VII<\/p>\n<p>Voir le recueil de texte\u00a0: <em>l\u2019All\u00e9gorie de la Caverne<\/em><\/p>\n<p><strong>Texte 2 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Le bon sens est la chose du monde la mieux partag\u00e9e : car chacun pense en \u00eatre si bien pourvu, que ceux m\u00eame qui sont les plus difficiles \u00e0 contenter en toute autre chose, n&rsquo;ont point coutume d&rsquo;en d\u00e9sirer plus qu&rsquo;ils en ont. En quoi il n&rsquo;est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plut\u00f4t cela t\u00e9moigne que la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d&rsquo;avec le faux, qui est proprement ce qu&rsquo;on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement \u00e9gale en tous les hommes ; et ainsi que la diversit\u00e9 de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pens\u00e9es par diverses voies, et ne consid\u00e9rons pas les m\u00eames choses. Car ce n&rsquo;est pas assez d&rsquo;avoir l&rsquo;esprit bon, mais le principal est de l&rsquo;appliquer bien. Les plus grandes \u00e2mes sont capables des plus grands vices, aussi bien que des plus grandes vertus ; et ceux qui ne marchent que fort lentement peuvent avancer beaucoup d&rsquo;avantage, s&rsquo;ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent, et qui s&rsquo;en \u00e9loignent.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"right\">Descartes, <span style=\"text-decoration:underline;\">Discours de la m\u00e9thode<\/span>, 1637<\/p>\n<p><strong>Texte 3<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce que les Lumi\u00e8res ? La sortie de l\u2019homme de sa minorit\u00e9 dont il est lui-m\u00eame responsable. Minorit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire incapacit\u00e9 de se servir de son entendement (pouvoir de penser) sans la direction d\u2019autrui, minorit\u00e9 dont il est lui-m\u00eame responsable (faute) puisque la cause en r\u00e9side non dans un d\u00e9faut de l\u2019entendement mais dans un manque de d\u00e9cision et de courage de s\u2019en servir sans la direction d\u2019autrui. <em>Sapere aude<\/em> ! (Ose penser) Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voil\u00e0 la devise des Lumi\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">La paresse et la l\u00e2chet\u00e9 sont les causes qui expliquent qu&rsquo;un si grand nombre d&rsquo;hommes, apr\u00e8s que la nature les a affranchis depuis longtemps d&rsquo;une direction \u00e9trang\u00e8re, restent cependant volontiers leur vie durant, mineurs, et qu&rsquo;il soit si facile \u00e0 d&rsquo;autres de se poser en tuteurs des premiers. Il est si ais\u00e9 d&rsquo;\u00eatre mineur ! Si j&rsquo;ai un livre qui me tient lieu d&rsquo;entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un m\u00e9decin qui d\u00e9cide pour moi de mon r\u00e9gime, etc., je n&rsquo;ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-m\u00eame. Je n&rsquo;ai pas besoin de penser, pourvu que je puisse payer ; d&rsquo;autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux. Que la grande majorit\u00e9 des hommes tienne aussi pour tr\u00e8s dangereux ce pas en avant vers leur majorit\u00e9, outre que c&rsquo;est une chose p\u00e9nible, c&rsquo;est ce \u00e0 quoi s&#8217;emploient fort bien les tuteurs qui, tr\u00e8s aimablement, ont pris sur eux d&rsquo;exercer une haute direction de l&rsquo;humanit\u00e9. Apr\u00e8s avoir rendu bien sot leur b\u00e9tail, et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles cr\u00e9atures n&rsquo;aient pas la permission d&rsquo;oser faire le moindre pas hors du parc o\u00f9 ils les ont enferm\u00e9es, ils leur montrent le danger qui les menace, si elles essaient de s&rsquo;aventurer seules au dehors. Or ce danger n&rsquo;est vraiment pas si grand ; car, elles apprendraient bien enfin, apr\u00e8s quelques chutes, \u00e0 marcher ; mais un accident de cette sorte rend n\u00e9anmoins timide, et la frayeur qui en r\u00e9sulte d\u00e9tourne ordinairement d&rsquo;en refaire l&rsquo;essai. Il est donc difficile pour chaque individu de sortir de la minorit\u00e9, qui est presque devenue pour lui nature.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"right\">Kant, <span style=\"text-decoration:underline;\">Qu\u2019est-ce que les Lumi\u00e8res<\/span><\/p>\n<p><strong>Texte 4<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Pr\u00e9jug\u00e9. Ce qui est jug\u00e9 d&rsquo;avance, c&rsquo;est-\u00e0-dire avant qu&rsquo;on se soit instruit. Le pr\u00e9jug\u00e9 fait qu&rsquo;on s&rsquo;instruit mal. Le pr\u00e9jug\u00e9 peut venir des passions ; la haine anime \u00e0 pr\u00e9juger mal ; il peut venir de l&rsquo;orgueil, qui conseille de ne point changer d&rsquo;avis ; ou bien de la coutume qui ram\u00e8ne toujours aux anciennes formules ; ou bien de la paresse, qui n&rsquo;aime point chercher ni examiner. Mais le principal appui du pr\u00e9jug\u00e9 est l&rsquo;id\u00e9e juste d&rsquo;apr\u00e8s laquelle il n&rsquo;est point de v\u00e9rit\u00e9 qui subsiste sans serment \u00e0 soi ; d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;on vient \u00e0 consid\u00e9rer toute opinion nouvelle comme une man\u0153uvre contre l&rsquo;esprit. Le pr\u00e9jug\u00e9 ainsi appuy\u00e9 sur de nobles passions, c&rsquo;est le fanatisme.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"right\">ALAIN, <span style=\"text-decoration:underline;\">Propos<\/span>.<\/p>\n<p><strong>Texte 5 <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0La science, dans son besoin d&rsquo;ach\u00e8vement comme dans son principe, s&rsquo;oppose absolument \u00e0 l&rsquo;opinion. S&rsquo;il lui arrive, sur un point particulier, de l\u00e9gitimer l&rsquo;opinion, c&rsquo;est pour d&rsquo;autres raisons que celles qui fondent l&rsquo;opinion ; de sorte que l&rsquo;opinion a, en droit, toujours tort. L&rsquo;opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En d\u00e9signant les objets par leur utilit\u00e9, elle s&rsquo;interdit de les conna\u00eetre. On ne peut rien fonder sur l&rsquo;opinion : il faut d&rsquo;abord la d\u00e9truire. Elle est le premier obstacle \u00e0 surmonter. Il ne suffirait pas, par exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en maintenant, comme une sorte de morale provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. L&rsquo;esprit scientifique nous interdit d&rsquo;avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des probl\u00e8mes. Et quoi qu&rsquo;on dise, dans la vie scientifique, les probl\u00e8mes ne se posent pas d&rsquo;eux-m\u00eames. C&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce sens du probl\u00e8me qui donne la marque du v\u00e9ritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une r\u00e9ponse \u00e0 une question. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n&rsquo;est donn\u00e9. Tout est construit.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"right\">G. BACHELARD, <span style=\"text-decoration:underline;\">La Formation de l&rsquo;esprit scientifique<\/span><\/p>\n<p><strong>Texte 6<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Quand on cherche les conditions psychologiques des progr\u00e8s de la science, on arrive bient\u00f4t \u00e0 cette conviction que c&rsquo;est en termes d&rsquo;obstacles qu&rsquo;il faut poser le probl\u00e8me de la connaissance scientifique. Il ne s&rsquo;agit pas de consid\u00e9rer des obstacles externes, comme la complexit\u00e9 et la fugacit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes, ni d&rsquo;incriminer la faiblesse des sens et de l&rsquo;esprit humain : c&rsquo;est dans l&rsquo;acte m\u00eame de conna\u00eetre, intimement qu&rsquo;apparaissent, par une sorte de n\u00e9cessit\u00e9 fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C&rsquo;est l\u00e0 que nous montrerons des causes de stagnation et m\u00eame de r\u00e9gression, c&rsquo;est l\u00e0 que nous d\u00e9c\u00e8lerons des causes d&rsquo;inertie que nous appellerons des obstacles \u00e9pist\u00e9mologiques. La connaissance du r\u00e9el est une lumi\u00e8re qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n&rsquo;est jamais imm\u00e9diate et pleine. Les r\u00e9v\u00e9lations du r\u00e9el sont toujours r\u00e9currentes. Le r\u00e9el n&rsquo;est jamais \u00abce qu&rsquo;on pourrait croire\u00a0\u00bb mais il est toujours ce qu&rsquo;on aurait d\u00fb penser. La pens\u00e9e empirique est claire, apr\u00e8s coup, quand l&rsquo;appareil des raisons a \u00e9t\u00e9 mis au point. En revenant sur un pass\u00e9 d&rsquo;erreur, on trouve la v\u00e9rit\u00e9 en un v\u00e9ritable repentir intellectuel. En fait, on conna\u00eet contre une connaissance ant\u00e9rieure, en d\u00e9truisant des connaissances mal faites, en surmontant ce qui, dans l&rsquo;esprit m\u00eame, fait obstacle \u00e0 la spiritualisation.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">L&rsquo;id\u00e9e de partir de z\u00e9ro pour fonder et accro\u00eetre son bien ne peut venir que dans des cultures de simple juxtaposition o\u00f9 un fait connu est imm\u00e9diatement une richesse. Mais, devant le myst\u00e8re du r\u00e9el, l&rsquo;\u00e2me ne peut se faire, par d\u00e9cret, ing\u00e9nue. Il est alors impossible de faire d&rsquo;un seul coup table rase des connaissances usuelles. Face au r\u00e9el, ce qu&rsquo;on croit savoir clairement offusque ce qu&rsquo;on devrait savoir. Quand il se pr\u00e9sente \u00e0 la culture scientifique, l&rsquo;esprit n&rsquo;est jamais jeune. Il est m\u00eame tr\u00e8s vieux, car il a l&rsquo;\u00e2ge de ses pr\u00e9jug\u00e9s. Acc\u00e9der \u00e0 la science, c&rsquo;est spirituellement rajeunir, c&rsquo;est accepter une mutation brusque qui doit contredire un pass\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"right\">G. BACHELARD, <span style=\"text-decoration:underline;\">La formation de l&rsquo;esprit scientifique<\/span>, 1938<\/p>\n<p><strong>Texte 7<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">\u00ab\u00a0Avoir une opinion, c&rsquo;est affirmer, m\u00eame de fa\u00e7on sommaire, la validit\u00e9 d&rsquo;une conscience subjective limit\u00e9e dans son contenu de v\u00e9rit\u00e9. La mani\u00e8re dont se pr\u00e9sente une telle opinion peut \u00eatre vraiment anodine. Lorsque quelqu&rsquo;un dit qu&rsquo;\u00e0 son avis, le nouveau b\u00e2timent de la facult\u00e9 a sept \u00e9tages, cela peut vouloir dire qu&rsquo;il a appris cela d&rsquo;un tiers, mais qu&rsquo;il ne le sait pas exactement. Mais le sens est tout diff\u00e9rent lorsque quelqu&rsquo;un d\u00e9clare qu&rsquo;il est d&rsquo;avis quant \u00e0 lui que les Juifs sont une race inf\u00e9rieure de parasites, comme dans l&rsquo;exemple \u00e9clairant cit\u00e9 par Sartre de l&rsquo;oncle Armand qui se sent quelqu&rsquo;un parce qu&rsquo;il ex\u00e8cre les Anglais. Dans ce cas, le \u00ab\u00a0je suis d&rsquo;avis\u00a0\u00bb ne restreint pas le jugement hypoth\u00e9tique, mais le souligne. Lorsqu&rsquo;un tel individu proclame comme sienne une opinion aussi rapide, sans pertinence, que n&rsquo;\u00e9taye aucune exp\u00e9rience, ni aucune r\u00e9flexion, il lui conf\u00e8re &#8211; m\u00eame s&rsquo;il la limite apparemment &#8211; et par le fait qu&rsquo;il la r\u00e9f\u00e8re \u00e0 lui-m\u00eame en tant que sujet, une autorit\u00e9 qui est celle de la profession de foi. Et ce qui transpara\u00eet, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;implique corps et \u00e2me; il aurait donc le courage de ses opinions, le courage de dire des choses d\u00e9plaisantes qui ne plaisent en v\u00e9rit\u00e9 que trop. Inversement, quand on a affaire \u00e0 un jugement fond\u00e9 et pertinent mais qui d\u00e9range, et qu&rsquo;on n&rsquo;est pas en mesure de r\u00e9futer, la tendance est tout aussi r\u00e9pandue \u00e0 le discr\u00e9diter en le pr\u00e9sentant comme une simple opinion. [&#8230;]<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">L&rsquo;opinion s&rsquo;approprie ce que la connaissance ne peut atteindre pour s&rsquo;y substituer. Elle \u00e9limine de fa\u00e7on trompeuse le foss\u00e9 entre le sujet connaissant et la r\u00e9alit\u00e9 qui lui \u00e9chappe. Et l&rsquo;ali\u00e9nation se r\u00e9v\u00e8le d&rsquo;elle-m\u00eame dans cette inad\u00e9quation de la simple opinion. [&#8230;] C&rsquo;est pourquoi il ne suffit ni \u00e0 la connaissance ni \u00e0 une pratique visant \u00e0 la transformation sociale de souligner le non-sens d&rsquo;opinions d&rsquo;une banalit\u00e9 indicible, qui font que les hommes se soumettent \u00e0 des \u00e9tudes caract\u00e9rologiques et \u00e0 des pronostics qu&rsquo;une astrologie standardis\u00e9e et commercialement de nouveau rentable rattache aux signes du zodiaque. Les hommes ne se ressentent pas Taureau ou Vierge parce qu&rsquo;ils sont b\u00eates au point d&rsquo;ob\u00e9ir aux injonctions des journaux qui sous-entendent qu&rsquo;il est tout naturel que cela signifie quelque chose, mais parce que ces clich\u00e9s et les directives stupides pour un art de vivre qui se contentent de recommander ce qu&rsquo;ils doivent faire de toute fa\u00e7on, leur facilitent &#8211; m\u00eame si ce n&rsquo;est qu&rsquo;une apparence &#8211; les choix \u00e0 faire et apaisent momentan\u00e9ment leur sentiment d&rsquo;\u00eatre \u00e9trangers \u00e0 la vie, voire \u00e9trangers \u00e0 leur propre vie.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify;\">La force de r\u00e9sistance de l&rsquo;opinion pure et simple s&rsquo;explique par son fonctionnement psychique. Elle offre des explications gr\u00e2ce auxquelles on peut organiser sans contradictions la r\u00e9alit\u00e9 contradictoire, sans faire de grands efforts. A cela s&rsquo;ajoute la satisfaction narcissique que procure l&rsquo;opinion passe-partout, en renfor\u00e7ant ses adeptes dans leur sentiment d&rsquo;avoir toujours su de quoi il retourne et de faire partie de ceux qui savent\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p align=\"right\">Theodor W. ADORNO, <span style=\"text-decoration:underline;\">Mod\u00e8les critiques<\/span>, \u00ab\u00a0Opinion, illusion, soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Suite du travail pr\u00e9paratoire sur le sujet de dissertation \u00ab\u00a0Peut-on en finir avec les pr\u00e9jug\u00e9s ?\u00a0\u00bb Deuxi\u00e8me \u00e9tape : Pour le mardi 2 octobre, poursuivre l&rsquo;\u00e9tude \u00e0 partir de la base (\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;analyse du sujet) qui a \u00e9t\u00e9 vue en classe. Il sera possible pour donner du contenu au d\u00e9veloppement de la dissertation de travailler les r\u00e9f\u00e9rences ci-dessous. Ceci dit, l&rsquo;utilisation de ces r\u00e9f\u00e9rences n&rsquo;est nullement une n\u00e9cessit\u00e9. Il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;une possibilit\u00e9. Texte 1 Platon, La r\u00e9publique, Livre VII Voir le recueil de texte\u00a0: l\u2019All\u00e9gorie de la Caverne Texte 2 \u00ab\u00a0Le bon sens est la chose du monde la<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[47,17,21,24,3],"tags":[9,11,31],"class_list":["post-143","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-dissertation","category-references","category-ressources","category-sujet-de-bac","category-tl","tag-philosophie","tag-prejuge","tag-verite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=143"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/143\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=143"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=143"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=143"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}