{"id":591,"date":"2013-10-06T15:13:08","date_gmt":"2013-10-06T14:13:08","guid":{"rendered":"http:\/\/laphilo.com\/blog\/?page_id=591"},"modified":"2014-10-14T16:16:27","modified_gmt":"2014-10-14T20:16:27","slug":"la-grande-cite-1964-de-satyajit-ray","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/laphilo.com\/blog\/cinephilo\/la-grande-cite-1964-de-satyajit-ray\/","title":{"rendered":"La Grande Cit\u00e9 1963 de Satyajit Ray"},"content":{"rendered":"<h2>La Grande Cit\u00e9, Mahanagar, 1963, de Satyajit Ray<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-592 alignleft\" title=\"The Big City\" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/the-big-city.jpg\" alt=\"the big city\" width=\"135\" height=\"240\" \/>La situation de ce petit comptable est loin d\u2019\u00eatre facile. Modeste employ\u00e9 d&rsquo;une banque de Calcutta, <strong>Subrata<\/strong> doit, avec son maigre salaire, faire vivre, \u00e0 lui tout seul, trois g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;une famille\u00a0de six personnes. <strong>Arati<\/strong>, son \u00e9pouse, qui comme la plupart des femmes indiennes, s&rsquo;occupe de ses t\u00e2ches domestiques, et leurs deux enfants, <strong>Bani<\/strong>, la fille, \u00e9tudiante, <strong>Pintu<\/strong>, le petit gar\u00e7on et ses parents, <strong>Priyagopal<\/strong>, son p\u00e8re, ancien professeur \u00e0 la retraite qui devient aveugle et sa m\u00e8re, <strong>Sarojini<\/strong>, qui fait ce qu\u2019elle peut pour aider sa bru.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les dettes s&rsquo;accumulent et le grand-p\u00e8re Priyagopal doit se faire soigner les yeux. Un soir, apr\u00e8s sa p\u00e9nible journ\u00e9e de bureau, Subrata raconte que la femme d&rsquo;un de ses amis a accept\u00e9 de prendre un emploi, contrairement aux usages et \u00e0 la tradition de la famille bengali. Arati lui propose alors d&rsquo;en faire autant et de chercher du travail afin d\u2019am\u00e9liorer la situation devenu p\u00e9nible. R\u00e9sign\u00e9, malgr\u00e9 bien des h\u00e9sitations, Subrata finit par accepter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Arati trouve rapidement un emploi de repr\u00e9sentante de commerce. Elle fait du porte-\u00e0-porte pour vendre des machines \u00e0 tricoter. Mais Subrata son mari vit plut\u00f4t mal cette situation, tout comme les siens d\u2019ailleurs.<\/p>\n<figure id=\"attachment_593\" aria-describedby=\"caption-attachment-593\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-593 \" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/arati.gif\" alt=\"arati\" width=\"400\" height=\"300\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-593\" class=\"wp-caption-text\">Arati devant le miroir consid\u00e9rant le chemin qu&rsquo;elle a parcouru<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec son premier salaire, Arati esp\u00e8re faire plaisir \u00e0 ses proches en les comblant de cadeaux. Mais le petit Pintu se plaint de ne plus voir sa maman, Sarojini, la belle-m\u00e8re d\u2019Arati, se retrouve seule pour s&rsquo;occuper du foyer et le grand-p\u00e8re pr\u00e9f\u00e8re mendier une paire de lunettes aupr\u00e8s de l&rsquo;un de ses anciens \u00e9l\u00e8ves, plut\u00f4t que d&rsquo;accepter celle que lui offre sa belle-fille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Devant cette r\u00e9probation, Subrata cherche une activit\u00e9 compl\u00e9mentaire afin que son \u00e9pouse abandonne la sienne. Arati est sur le point de d\u00e9missionner, mais son patron, Himangsu Mukherjee, lui offre une promotion avec augmentation de salaire : elle change d&rsquo;avis. Sage d\u00e9cision, car son mari vient de perdre son poste, suite \u00e0 la mise en faillite de sa banque.<\/p>\n<figure id=\"attachment_579\" aria-describedby=\"caption-attachment-579\" style=\"width: 273px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-579 \" src=\"http:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/arati.jpg\" alt=\"arati\" width=\"273\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/arati.jpg 273w, https:\/\/laphilo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/arati-216x300.jpg 216w\" sizes=\"auto, (max-width: 273px) 100vw, 273px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-579\" class=\"wp-caption-text\">Jaquette du DVD<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">De par sa situation professionnelle et au contact de sa meilleure amie et coll\u00e8gue, Edith Simmons, une jeune anglo-indienne, Arati change de personnalit\u00e9, s&rsquo;\u00e9mancipe. Mais l&rsquo;atmosph\u00e8re familiale se d\u00e9grade et Priyagopal, de plus en plus malade, se plaint d&rsquo;\u00eatre d\u00e9laiss\u00e9. Edith Simmons est licenci\u00e9e par Mukherjee, plus par racisme que pour faute grave. Devant cette injustice, Arati donne sa d\u00e9mission. Dans l&rsquo;escalier de la soci\u00e9t\u00e9, Arati croise Subrata, qui esp\u00e9rait pendant un temps l&rsquo;aide de Mukherjee. M\u00eame s&rsquo;ils n&rsquo;ont plus de travail, les deux \u00e9poux se retrouvent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 0.95em; line-height: 1.6em;\">Ce film de Satyajit Ray dresse ainsi le portrait d\u2019une femme, qui en enfreignant les traditions, prend conscience de sa v\u00e9ritable personnalit\u00e9. Dans l&rsquo;extrait ci-dessous, on peut voir Arati se regarder dans un miroir, son salaire dans les mains, et mesurant tout le chemin qu\u2019elle a parcouru et les barri\u00e8res sociales et culturelles qu\u2019elle a d\u00fb d\u00e9passer.<\/span><\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Grande Cit\u00e9, Mahanagar, 1963, de Satyajit Ray &nbsp; La situation de ce petit comptable est loin d\u2019\u00eatre facile. Modeste employ\u00e9 d&rsquo;une banque de Calcutta, Subrata doit, avec son maigre salaire, faire vivre, \u00e0 lui tout seul, trois g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;une famille\u00a0de six personnes. 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